Salon étudiant – quelques conseils pour réussir sa visite

Cette fin semaine a lieu le salon du lycéen et de l’étudiant sur Bordeaux Lac. L’occasion, au gré des stands, des conférences et autres animations, de récolter des informations précieuses pour bâtir votre avenir. Dans un bilan d’orientation, cette activité entre dans la phase dite « d’exploration ». C’est au cours de cette étape que vous validez les pistes identifiées en vous informant sur la durée, le lieu et les modalités de recrutement des différentes formations. Un moyen de confronter vos idées à la réalité. Et comme le dit si bien ma formatrice Laurence Carré, « l’exploration est la clé de l’orientation ».

 

Comment préparer la visite ?

 

Établissez un plan Plan Aquitec

Un salon, c’est grand, immense même… Et passer la journée à enchaîner les discussions avec les représentants de chaque école sans savoir ce qui vous plaît, ça va vous paraître long, et cela risque de vous décourager… Pour ne pas repartir au bout d’une heure ou traîner des pieds derrière vos parents un tantinet agacés, établissez une liste des visites à partir du plan du site. Cette liste est bien entendu alimentée par votre réflexion personnelle, vos intérêts et vos premières idées d’orientation (issues de votre bilan par exemple). Programmez vos visites à la manière d’un jeu de piste. Cela peut paraître simple mais une fois au bout de la liste, vous serez content de vous !

Faites votre liste de questions

Lieu et durée de la formation, programme, modalités de recrutement, débouchés, autant de sujets à aborder pour vous projeter dans les prochaines années. Faites part de tous vos questionnements, présentez-vous, parlez de vos résultats scolaires. Les représentants des écoles sont là pour vous répondre. Et n’oubliez pas de noter un maximum d’informations ainsi que votre ressenti sur le moment. Les plaquettes distribuées sont assez identiques d’une formation à l’autre, vos notes seront différentes d’un stand à l’autre.

Restez ouverts

Une fois votre « plan » respecté, vous pouvez prendre le temps de vous balader dans le salon, et vous laisser aller à la découverte. Qui sait ? Vous pouvez avoir un coup de cœur et tomber sur votre vocation. Christophe Colomb cherchait une nouvelle route vers les Indes lorsqu’il a découvert l’Amérique…  Cependant, il sera important de creuser cette nouvelle idée à l’issue de la journée pour ne pas que cela reste une lubie !

Profitez de la journée

Que vous y alliez avec vos parents ou entre amis, profitez de cette journée pour échanger sur vos projets, sur vos rêves. L’orientation est souvent envisagée comme une étape angoissante, où l’on se dit « il faut absolument que je trouve quelque chose à faire plus tard sinon… ». Et si vous vous demandiez plutôt ce que vous allez réaliser d’important grâce à l’une de ces formations ? Quel sens y mettez-vous ? Parlez-en aux personnes qui vous accompagnent. Pour les parents, cette journée est l’occasion d’accueillir tous les projets de votre adolescent, même lorsqu’ils vous semblent loin de votre univers. Et si vous sentez une baisse de motivation pour les cours, la confrontation aux exigences des sélections est un bon moyen de « relancer la machine », en toute bienveillance bien sûr… Vous pouvez également comparer vos intérêts. Dans le cadre du bilan d’orientation, je propose depuis peu de faire passer le test des intérêts professionnels STRONG aux parents. Cela permet de comparer vos résultats, de comprendre pourquoi une formation plaît à l’un et non à l’autre… En effet, si le test révèle des intérêts professionnels différents, il est normal que vous ne soyez pas toujours sur la même longueur d’onde. Acceptez vos différences et profitez de la journée pour les aborder avec légèreté.

 

Et après le salon ? 

 

Mobilisez votre entourage

Une formation a retenu votre attention ? Un métier vous plaît particulièrement ? Continuez l’exploration en contactant une personne pouvant vous faire part de son expérience. Parlez de votre démarche à vos parents, à votre famille ou à votre voisin et demandez leur d’ouvrir leur « carnet d’adresse ». Pour en savoir plus sur les formations, n’hésitez pas à contacter des élèves vous ayant précédé au collège ou lycée, vos professeurs peuvent vous aider à les retrouver. Avant de les appeler, préparez un questionnaire du type : « Quel est votre parcours ? En quoi consiste votre métier / cette formation ? Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail / cette formation ? Le moins ? Pouvez-vous me décrire une journée type ? Avec quelles personnes travaillez-vous ? » Rien de tel que l’avis d’un professionnel ou d’un étudiant pour enrichir votre réflexion. C’est un point de vue différent des exposants du salon, et tout aussi important !

Le rôle de votre conseiller d’orientation

Vous pouvez également prendre rendez-vous avec le conseiller d’orientation de votre établissement et lui présenter votre projet de formation. Il pourra ajouter des éléments, évaluer la cohérence de votre projet et vous aider à élaborer votre stratégie de choix pour l’APB, pour les élèves de Terminale.

Utilisez tous les atouts à votre disposition, mais n’oubliez pas, c’est vous qui choisissez !

Bonne visite, bonne exploration !

Thomas

Si vous n’êtes pas disponible ce week-end, voici la liste des salons.

Et si nos intérêts professionnels nous aidaient à choisir un métier ?

Dans un article du Monde.fr paru en octobre ayant pour thème la réorientation des jeunes diplômés du supérieur, on apprend que des jeunes adultes ayant fait des études brillantes,  valorisées socialement, ont tout quitté pour s’investir dans des métiers manuels. Ils ont ainsi laissé bureau, confort, sécurité pour s’investir dans un projet plus proche de leurs aspirations, de leurs valeurs et de leurs intérêts. L’explication de ces virages professionnels peut prendre des formes bien différentes mais cet article m’a donné envie de me concentrer sur une notion à mon sens méconnue et déterminante dans le processus d’orientation : la connaissance de nos intérêts professionnels. J’ai donc choisi de vous présenter de la manière la plus simple possible la définition d’un intérêt, vous jugerez ainsi de son importance dans le choix des études et d’un métier. Je donnerai ensuite les moyens pour les identifier afin de mieux s’orienter.

Alors, c’est quoi un intérêt professionnel ?

Plaisir, sens, attention : trois ingrédients essentiels.
Les intérêts représentent les objets, les actions, les environnements vers lesquels nous nous dirigeons naturellement car nous y trouvons du plaisir, nous y mettons de l’attention et parce que cela nous motive.  C’est quelque chose qui éveille l’attention en la focalisant sur un objet ou une activité en particulier. C’est quelque chose qui met l’accent sur la composante affective et subjective d’un objet, sur le sentiment de plaisir que suscite une activité. Enfin, c’est quelque chose qui donne du sens, une direction à notre action.

Selon John L. Holland (1919 – 2008), psychologue américain, les intérêts professionnels sont définis comme « l’expression de la personnalité au travail, dans les passe-temps, les activités récréatives et les préférences ». Si je reformule, nos intérêts dits « professionnels » que l’on peut donc traduire en métier, peuvent s’exprimer au travail, à l’école mais aussi dans nos passions, nos jeux et toutes les activités qui nous attirent et cela dépend de notre personnalité.

Dans l’article du Monde, on peut lire l’exemple de Virginie qui a réalisé de grandes études de commerce avant de devenir vigneronne quelques années plus tard. Lors de ses études et au cours de son premier job, Virginie a peut-être trouvé un certain sens et a mobilisé son attention pour réussir là où on l’attendait. Mais peut-être lui manquait-elle la notion de plaisir lié au travail en extérieur, l’attention portée à la nature, la création d’un produit comme le vin, c’est pourquoi elle a opéré ce virage. Elle exprimerait donc un intérêt plus élevé pour le travail de la vigne (en extérieur, proche de la nature) que pour les métiers appris en école de commerce.

Pour nous aider dans nos choix, comment connaître nos intérêts professionnels ?

Le docteur John L. Holland peut y répondre. Dans les années 60, il a établi une typologie des intérêts professionnels, nommée « RIASEC ». Ce modèle, représenté par un hexagone, regroupe les intérêts professionnels en 6 domaines : R pour le domaine Réaliste, I pour Investigateur, A pour Artiste, S pour Social, E pour Entreprenant et C pour conventionnel.

La figure ci-dessous décrit les 6 domaines selon les activités professionnelles qu’ils représentent. Il existe également une description en termes d’environnement, de valeurs, de méthode de travail que je vous présenterai surement dans un prochain article.

holland

 

A la lecture de ce modèle, nous pouvons aisément comprendre que Virginie (vigneronne), épanouie maintenant dans un métier à forte dominante « Réaliste » (cf. ci-dessus), ait pu ressentir un certain manque dans sa première vie professionnelle.

Pour poursuivre la réflexion, cela peut expliquer également qu’il n’est pas facile d’émettre un choix de métier dans lequel nous devrons construire, soigner, réparer, chercher, communiquer, conseiller ou vendre dans un milieu où les activités demandées sont écrire, compter et apprendre. Ou comment comprendre l’anxiété des étudiants au moment de choisir leur orientation…

Connaître ses intérêts pour mieux choisir son job, son orientation, sa place  

Nos intérêts s’articulent généralement autour de 2 à 3 domaines professionnels de Holland et cela dépend, comme écrit plus haut, de notre personnalité. Une classe, une famille, une unité de travail regroupent des personnes ayant des profils souvent très différents : il peut y avoir des personnes dont les intérêts s’articulent autour des domaines RIC (Réaliste, Investigateur, Conventionnel), ou ASE (Artiste, Social, Entreprenant), ou encore SE, CES, RIA etc… Il existe ainsi des dizaines de combinaisons.
Cela explique qu’un jeune n’ait pas forcément envie de faire le même métier que son père ou sa mère, que l’ouvrier le plus efficace n’ait pas forcément envie d’être le chef de son équipe ou qu’un bon élève préfère s’orienter vers un métier manuel (et oui, même ça c’est possible…).

Plus concrètement, comment évaluer nos intérêts professionnels ?

Dans un premier temps, la lecture de la typologie RIASEC peut vous permettre de faire une auto évaluation, si vous êtes à l’aise avec les notions d’activités et d’environnements professionnels. Parmi les personnes que j’accompagne, certaines y arrivent très facilement, d’autres non. Il n’est pas toujours aisé de bien se connaître sur ces thématiques-là.

Ensuite, il existe des tests permettant d’évaluer précisément nos intérêts professionnels. Je fais systématiquement passer le test d’évaluation des intérêts professionnels nommé STRONG lors d’un accompagnement pour un adulte en questionnement professionnel ou un jeune en recherche d’orientation. Cela permet d‘établir précisément votre niveau d’intérêt pour les 6 catégories de la typologie de Holland ainsi que pour les sous domaines associés. Exemple : les sous domaines de la catégorie « Artistique » sont « arts visuels et conception », « communication et médias », « métiers du spectacle » et « arts culinaires ». Le test compare même vos résultats sur une échelle de 130 métiers codifiés. Exemple : Musicothérapeute = SA (Social, Artiste).

Dans certains cas, le test vient conforter l’auto perception, dans d’autres, il vient révéler à la personne des intérêts que l’on ne se permet pas d’explorer. Le but étant de mieux se connaître pour mieux s’orienter, car, avant tout, nous sommes plus efficaces dans ce qu’on aime.

Thomas

boy who must make a decision

Carte postale du Québec

lac-delage-1En haut de ma liste des destinations depuis un moment, mon projet de voyage au Québec s’est concrétisé en juin dernier pour deux semaines géniales, entre les retrouvailles avec mon meilleur ami dans l’étonnante ville de Montréal et le 48ème congrès de l’AQISEP, l’Association Québécoise d’Information Scolaire Et Professionnelle. Comme son nom l’indique, cette association regroupe les professionnels de l’information et de l’orientation scolaire évoluant dans les collèges, les lycées et les universités québécoises. Ce congrès permet aux membres de l’association de se retrouver et d’échanger sur leurs pratiques au gré des conférences proposées et ainsi contribuer toujours plus à la réussite des jeunes Québécois.

C’est donc dans le magnifique cadre du Manoir du Lac Delage que j’ai pu assister à des exposés sur la motivation, le développement identitaire des jeunes adultes, les pratiques de gestion du stress et autres thématiques de l’orientation et de l’information scolaire… 3 jours de découvertes, de rencontres, d’apprentissage, dans un esprit très proche de ma formation à l’accompagnement suivie auprès d’Isabelle Méténier.

J’ai souhaité partager dans cette article deux découvertes venues enrichir ma pratique professionnelle.

La motivation – « Donnez-moi des ailes »

J’ai tout particulièrement apprécié ma première conférence, ayant pour thème la motivation. Paule Levesque, éducatrice spécialisée débordante d’énergie et de créativité, nous a transporté dans un monde où les images, le plaisir, le jeu, les histoires, les slogans sont autant d’outils à notre portée essentiels au développement de la force et de la confiance chez les jeunes.

Pour aider les jeunes que nous accompagnons à passer de l’impossible au possible, Paule nous propose l’aide mémoire suivant :

  • L’attitude positive de l’adulte : bonne humeur, écoute, accueil. Prenons le temps de de « niaiser » un peu avant d’attaquer les « choses sérieuses ». Discutons météo, foot, mode etc… les sujets légers, qui apaisent et mettent dans de bonnes dispositions pour travailler.
  • Le plaisir : citations choisies – « si t’as pas de fun, t’es pas là » ou « le plaisir est un velcro sur lequel tout se colle ». Qu’ajouter de plus ? Avant de parler de performance, de notes, d’appréciation, de victoires, parlons de plaisir et du bien-être ressenti dans la réalisation des actions. Elle définit d’ailleurs la motivation comme la différence entre la façon dont on fait les choses et comment on se sent lorsque l’on fait les choses.
  • Signifiance : on est plus engagé quand on sait pourquoi on fait les choses. « A quoi ça sert de faire ça ? d’apprendre ça ? ». Aidons à trouver du sens, nous en avons déjà tellement besoin, nous les adultes.
  • Le défi : utilisons la stimulation par les jeux, en se donnant des buts à atteindre de la façon la plus ludique possible.
  • Le concret : prenons des situations de la vie courante, et servons-nous des parcours de vie inspirants de personnes ayant réussi.
  • Balance de la motivation : permettre à l’adolescent d’identifier les avantages et les inconvénients d’une situation pour ne pas retenir qu’un seul aspect des choses.
  • Le renforcement positif : attirons l’attention sur le positif et les forces. Le travail sur les réalisations fait en bilan d’orientation est un bon outil pour cela, il permet de valoriser les compétences et les qualités personnelles et modifie ainsi l’auto-perception du jeune.
  • Auto-évaluation : permettre au jeune d’évaluer les différents éléments de sa vie, l’aider à compartimenter pour ne pas qu’il se dise « tout va mal ».
  • Le pouvoir des mots : co-construire des slogans, des principes de réflexion ou d’action qui pourront servir de leitmotiv. « Réussir cette année va m’offrir la liberté de choisir mon futur ».
  • Etre un modèle pour les jeunes : difficile de transmettre de la motivation si nous n’adoptons pas nous même une pensée positive, si nous ne parlons de pas de nos rêves et nos passions, si nous ne lâchons pas prise, si nous ne rions pas.

Merci Paule pour tous ces principes qui « font du sens » et que l’on peut enrichir chaque jour sur votre page Facebook.

La cohérence cardiaque comme outil de gestion du stress

J’ai choisi également de vous faire partager ma découverte de la cohérence cardiaque, présentée par Marie-Catherine Côté, psychologue et conseillère en orientation à l’Université de Laval. La cohérence cardiaque est un état particulier de la fréquence cardiaque dans lequel le cœur entre en résonance avec la respiration. Il s’agit d’utiliser la respiration pour réguler nos battements cardiaque via le système nerveux autonome. Cela permet à l’organisme d’augmenter la flexibilité du système nerveux pour une meilleure régulation émotionnelle face au stress. Les émotions jouent un rôle décisif dans nos actions, elles nous poussent à combattre, à fuir les dangers ou à nous rapprocher de ce qui est favorable à notre survie. En période d’examen par exemple, ce sont ces mêmes émotions qui peuvent être génératrices de la fameuse procrastination, qui a pour conséquence certaines nuits blanches la veille de l’échéance… Les émotions ressenties face aux choix d’orientation conduisent elles aussi à repousser la réflexion et à agir dans l’urgence ce qui est générateur de stress, à l’approche de la saisie des choix APB par exemple…

Pratiquer la cohérence cardiaque consiste à réaliser 6 respirations par minute, pendant 5 minutes et de le répéter 3 fois par jour. Il est préférable de pratiquer cet exercice dans un endroit calme, en position assise, en focalisant son attention sur sa respiration.  Cela se pratique aussi ponctuellement : avant un examen, avant de dormir, après une émotion intense…

Les effets immédiats de la cohérence cardiaque sont : une sensation d’apaisement et de détente, un recentrage émotionnel (après 10 secondes seulement), une diminution progressive du rythme cardiaque.

Il m’arrive de recevoir des jeunes dans un état de stress assez forts, cet exercice, en début de rendez-vous, permet de poursuivre dans un état émotionnel plus propice à l’échange et à la projection dans le futur.

Les effets différés sont : moins de stress et d’émotions désagréables, amélioration de la concentration, de la mémorisation, des relations interpersonnelles plus agréables (parents, profs et camarades), une impression de lâcher prise et de distance.

Des applications smartphone existent pour accompagner la pratique, une montre pouvant cependant suffire… A titre personnel, je l’intègre peu à peu dans mon emploi du temps quotidien et l’utilise pour aborder des situations stressantes. De retour en France, j’ai pu constater que des amis et des collègues la pratiquent régulièrement.

Merci l’AQISEP

Au-delà de la richesse du contenu, j’ai fait de belles rencontres et partagé des moments très agréables avec les membres de l’association, avec une mention spéciale à la créatrice du « Véro Tonic ». En espérant vous revoir l’année prochaine.

Merci Gaston Leclerc (président de l’association) pour votre accueil.

Thomas

Admission Post-bac : comment faire le bon choix ?

Pour les élèves de Terminale, les premiers mois de l’année 2017 seront occupés à établir la liste des choix pour les études post-Bac. Pour certains, cette étape est une formalité, pour d’autres, elle est stressante car se projeter dans l’avenir est encore difficile.

Pour se donner les meilleures chances de faire le bon choix lorsque l’on n’a « pas d’idée », le bilan d’orientation est l’outil qui permet d’inscrire son projet d’études dans un projet professionnel à plus long terme, en se servant de la connaissance de soi et en découvrant ses intérêts professionnels et ses sources de motivation. Un tel travail permet ainsi d’aborder les choix post-Bac avec plus de sérénité.

Un bilan comprend 8 heures d’entretiens, réparties sur 8 à 10 semaines. A l’issue de ce travail, un projet est défini, en phase avec la personnalité et les aspirations du jeune lycéen, tout en prenant en compte les contraintes de son environnement (les débouchés, le prix des études, le parcours scolaire etc.).

Trois phases sont abordées lors d’un bilan : la connaissance de soi, l’exploration des intérêts professionnels et des sources de motivations, l’élaboration du projet professionnel et le choix des études Post-bac.

Si vous êtes intéressés par le bilan d’orientation, plus d’information dans la rubrique orientation scolaire et professionnelle.

Pour rappel, voici les dates clés de l’APB 2017 (Source www.admission-postbac.fr)

Du 20 janvier au 20 mars 2017 : ouverture de votre dossier d’inscription et saisie de vos candidatures

Du 20 janvier au 2 avril 2017 : constitution et envoi des dossiers de candidature

31 mai 2017 minuit : date limite pour le classement des vœux

Un film qui fait réfléchir…

Comment c’est loin

 

Premier clin d’œil de l’année pour un coup de cœur ! Dès la première écoute de la Bande Originale du film « Comment c’est loin », réalisé par Orelsan, j’ai eu envie d’écrire quelques lignes. Confiance, talent, doute, croyances, passivité, passage à l’action… Orelsan et Gringe, formant le groupe les Casseurs Flowteurs, jouent autant de thèmes qui font mon métier.

Comment c’est loin, c’est l’histoire de deux potes qui doivent produire en une journée ce qu’ils n’ont pu faire lors des 10 dernières années. Comment c’est loin, c’est l’histoire de nous tous, jeunes ou moins jeunes, face à nos désirs et ce qui nous empêche parfois de les mettre en musique.

Le doute, l’estiIlustration albumme de soi et le regard de l’autre sont des sujets qui reviennent en boucle dans ce film. Les deux artistes, repérés lors de leur Freestsyle sur Radio Phoenix, se voient offrir un appart et un studio d’enregistrement pour réaliser leur album. Depuis, rien… Comme paralysés par l’action, parasités par leur entourage qui les renvoie à leurs doutes, rabâchant qu’ils ne réussiront jamais.

« Si c’était si facile, tout le monde le ferait … » Nos projetsnos rêves sont affectés par cet adage souvent accompagné d’un tas de croyances que j’entends régulièrement… « On ne peut plus trouver de travail avec tout ce chômage », « le monde du travail est trop dur pour les jeunes », « c’est la crise ! », « cette filière est bouchée », et bien d’autres…

Ajoutés à cela, les « rêves prétentieux », « abandonnez ! », « redescends sur terre » sont autant d’injonctions qui font qu’Orelsan subit un job ennuyeux pendant que Gringe est aux prises avec ses démons. Du coup, « l’avenir appartient à ceux qui s’lèvent à l’heure où les deux rappeurs se couchent », aux autres donc…

Mais dans cette impasse, nos convictions, notre créativité, nos passions et les personnes « ressources » sont les alliés qui nourrissent l’estime de soi et aident à nous mettre en mouvement, afin de ne pas laisser nos rêves et nos projets Inachevés. Alors face à ces croyances et injonctions, nos deux compères rétorquent : « Si t’écoutes les personnes qui dorment, les rêves n’arrivent jamais » ou « La médiocrité commence là où les passions meurent ». Puis, ils laissent entrer une grand-mère bienveillante dans leur univers le temps d’une chanson, et accueillent les encouragements revigorants d’un fan un peu spécial joué par Redouane Harjane. Tout cela pour vivre de ce qui les fait vibrer.

Ce film est donc l’histoire de gars « normaux », faisant face à des problèmes que nous rencontrons tous les jours… et qui finissent par vivre [de] leur rêve.

Un second client d’œil à Sélim pour son article de novembre ! Procrastination, quand tu nous tiens…

Thomas

Tu veux faire quoi plus tard ?

Souvent placés devant une multitude d’offres et confrontés à toutes sortes de pressions (scolaire, sociale, familiale), les adolescents n’ont pas la tâche facile lorsqu’il s’agit de construire leur projet d’orientation. Rencontre avec Thomas Vedrine, créateur d’Envol & Rebond, entreprise spécialisée dans l’évolution professionnelle et l’orientation.

A qui s’adresse ton métier ?

Il s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans. On peut être à la fin du collège, au lycée, avoir débuté un apprentissage ou des études post-bac. Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour se poser des questions sur son avenir. Lorsque l’on a le sentiment d’être un peu perdu, l’important est de trouver un espace d’expression et de réflexion adapté.

En quoi cela consiste ?

L’idée est de proposer une véritable démarche de développement personnel au jeune. Avant d’aboutir à un choix concret de formation, cet accompagnement permet de revisiter son histoire personnelle, d’explorer ses réussites, ses compétences et ses talents, qu’ils aient été démontrés dans le cadre scolaire ou non. Ensuite, il s’agit de mettre des mots sur ses sources de motivations, ses intérêts professionnels et les valeurs que l’on souhaite défendre dans un futur métier. A l’issue de ce travail, un projet est défini, en phase avec la personnalité et les aspirations du jeune, tout en prenant en compte les contraintes de son environnement (les débouchés, prix des études, parcours scolaire etc.).

Que veux-tu transmettre ?

Avoir conscience de ses propres ressources et prendre en main son parcours professionnel (quelque soit son âge !) sont deux éléments que je souhaite transmettre lors d’un accompagnement.

Article paru dans le magazine Couleurs Nord Bassin de septembre/octobre 2015.

Bienvenue à tous !

 

Consultant en évolution professionnelle, je mets en œuvre mes compétences d’accompagnant et ma connaissance du monde de l’entreprise pour vous aider à construire un projet de carrière au plus proche de vos aspirations. 

Mon métier s’adresse à toute personne en questionnement dans son travail ou faisant face à des choix professionnels importants. Cela peut être un choix de formation pour un lycéen, un second projet professionnel pour un sportif de haut niveau, un choix d’apprentissage pour un jeune ou un point de carrière menant à une reconversion.

Diplômé d’une école de management, j’ai une expérience de 10 ans dans le conseil aux entreprises. D’abord spécialisé dans la conduite du changement (formation, communication, assistance), j’ai accompagné de grands groupes dans leurs problématiques organisationnelles et de transformation. Je suis intervenu dans plusieurs secteurs d’activité (secteur public, industrie, services, banque) pour écouter, former, orienter des personnes exerçant des métiers très différents.

Curieux d’approfondir l’aspect individuel de l’accompagnement, j’ai entrepris une formation auprès d’Isabelle Méténier, psychosociologue, qui m’a permis d’acquérir les outils appropriés pour l’orientation et l’accompagnement, d’aiguiser mon sens de l’écoute et de travailler sur ma propre histoire personnelle et professionnelle.

Ce parcours m’a conduit à créer Envol & Rebond, pour pratiquer pleinement ce métier qui me passionne, en mettant mes valeurs et mon identité au service des personnes que j’accompagne, pour les aider à prendre conscience de leurs propres ressources et utiliser la connaissance de soi pour dessiner leur avenir professionnel.

Je vous invite à me contacter pour en savoir plus.

Thomas Vedrine